Hier, j'ai senti que quelque chose déclenchait. Pendant l'écriture du texte, il y a eu un clignotant qui s'est mis à faire des lumières à toute vitesse. Un signe d'alarme ? C'est bien possible.
Quand même, il a fallu que j'écrive quelques lignes pour que j'arrive à me remettre à l'écriture. Au moins pendant une période, ça sera en français, car cela permet de m'éloigner un petit peu de mes sentiments afin de pouvoir mieux les exprimer. Heureusement que j'ai cette voie, puisqu'en espagnol j'ai dû enfermer mes lettres il y a longtemps, elles me blessaient trop.
Vous savez ? Lorsqu'on écrit avec toute notre âme, parfois on risque de la faire crever et après mon adolescence, elle était tellement faible que c'était soit arrêter d'écrire, soit arrêter de vivre. Bien sûr, il a fallu que je tue une partie de moi pour sauver le reste.
Je suis une écrivaine d'émotions et j'ai épuissé les miennes. Ensuite et pendant quelques années, je n'ai plus réussi à me débrouiller par écrit. Moi, qui était une source infinie ai dû faire face à la sécheresse, à ne plus pouvoir écrire.
Heula ! Mon copain m'a beau poussé à écrire dans de nombreuses fois, je n'y suis pas parvenue. Il faudra que je m'y remette, car il y a un battement dans le coeur qui veut bien sortir. Comment je vais faire ? Je n'ai la moindre idée.
En français les émotions sont moins évidentes, c'est un peu moins moi, mais un peu plus sûr. Il faudra trouver l'équilibre pour y arriver petit à petit. Il faudra creuser la glace.
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